Aimez-vous les uns les autres – Extraits-Dédicaces online jusque lundi soir.

Aimez-vous les uns les autres – Extraits-Dédicaces online jusque lundi soir.

Avant-propos

Vous êtes sur votre réseau social favori, sur la nébuleuse
préférée de tout un chacun, celle où le monde entier évolue
dans la joie. Sur ce réseau en ligne, sur la toile, vous êtes un
être social. Vous êtes connecté à tous vos contacts ou autres
amis, une notion de rapprochement toute relative, vous le
savez.

Vous avez peut-être opté pour l’utilisation de votre
propre nom, vous avez travaillé sur vous, en thérapie brève
probablement, vous êtes entier et n’avez rien à cacher, vous
êtes quelqu’un de bien. Vous avez tout de même paramétré
votre compte pour que tout le monde n’accède pas à vos
données, vous êtes intelligent. Ou peut-être avez-vous préféré
prendre un pseudonyme, vous êtes un peu rebelle, vous n’êtes
pas physiquement identifiable, vous êtes certainement moche
ou beau et faussement modeste. Vous ne prenez pas cette
poubelle émotionnelle au sérieux, vous n’êtes pas sérieux, vous
êtes de toute façon identifiable.
Sur ce réseau social, vous pouvez poster des publications,
toutes sortes de publications illustrées ou non. Ces fonctionna-
lités vous permettent de communiquer, une notion toute
relative elle aussi. Ces émanations bien souvent personnelles,
peuvent être commentées par vos contacts, vous pouvez bien
sûr commenter les leurs, vous le faites de temps en temps, ou
peut-être jamais, ou peut-être encore êtes-vous ce genre de
désespéré qui la ramène sur tout en permanence. En tout cas
vous avez le choix, vous exprimer ou pas, vous confronter ou
non à l’appréciation virtuelle de vos congénères, embrasser la
vie à plein réseau ou rester simple spectateur de fils d’actualités
divers et bien souvent avariés.

Quoiqu’il en soit, pour le meilleur et pour le pire, vous
pouvez toujours cliquer sur « J’aime », ça n’engage à rien, ou
presque. « Aimez-vous les uns les autres », a dit Mark
Zuckerberg.

(…)

Le « J’aime » unanime

« Tiens, un nouveau rejeton… »
Un de vos contacts se met à enchaîner les publications
sur l’événement ultime, celui qui trouve grâce aux yeux de tous,
sur cette magie inhérente à la consécration de toute vie de
couple constructive : le résultat tout fripé d’une grossesse.
Vous vous dites que la planète est surpeuplée en plus d’être
tristement souillée, que le taux de chômage ne supportera pas
de concurrence supplémentaire. À quoi bon sortir un revenu
universel de plus dans 20 ans ? Et puis vous êtes jaloux, vous
n’avez pas d’enfant et ne vous sentez absolument pas les
épaules pour en assumer ne serait-ce qu’une moitié. Cette
image vous revient de manière incessante : vous et un chiard
hyper-sollicitant, un état de stress permanent, de l’agacement,
vous vous sentez envahi à la simple idée d’une telle
responsabilité.

Mais comment ne pas « liker » cette actualité qui ne peut
faire que l’unanimité : la naissance d’un enfant. Ce fabuleux
cadeau de la vie…

(…)

Le « J’aime » les quatre accords Toltèques

Le jour où vous prenez conscience du caractère
éphémère de votre tribu, de votre couple, de votre chien ou de
la voisine qui venait arroser les plantes durant vos absences,
que ce soit dans la séparation ou la mort, vous cheminez plus
avant vers l’acceptation de votre propre futur effacement. Se
confronter à la disparition conduit souvent à se poser des
questions sur le sens de la vie, certes une évidence mais un
phénomène qui devient beaucoup plus complexe lorsqu’on
l’expérimente. Alors on admet avoir besoin de quelques
éléments de compréhension, malgré leur valeur toute relative.
En général on ne consulte pas d’emblée un professionnel, on
commence par chercher quelques bouquins aux titres
évocateurs, en fonction de ce qui nous perturbe. On cherche
d’abord à se rassurer sur La vie après la vie, par exemple. On
y croira assez facilement, plus ou moins vite, entre
témoignages de décorporations et autres montées de Kundalini.
Et puis de fil en aiguille, on commence à se demander ce qu’on
fout ici, sur Terre, c’est précisément à cet instant que tout se
complique.

(…)

Et bien d’autres « J’aime »… 

TABLE
Avant-propos                                                                 9
Introduction à la vitalité du « J’aime »               11
Le « J’aime » authentique                                        15
Le « J’aime » unanime                                              21
Le « J’aime » pathétique                                          25
Le « J’aime » ta femme                                             31
Le « J’aime » fourbe                                                  37
Le « J’aime » intéressé                                             43
Le « J’aime » ma belle famille                               49
Le « J’aime » tribal                                                    55
Le « J’aime » les quatre accords Toltèques      61
Le « J’aime » politique                                             67
Épilogue Inter-dimensionnel                                73
Postface Divinatoire                                                 79