Billet sur le roman de Bernard Joliot. Par Yoann Laurent-Rouault.

Billet sur le roman de Bernard Joliot. Par Yoann Laurent-Rouault.

La pédophilie ou l’arme fatale de la divorcée contrariée.

Papa. Un mot simple en apparence. Souvent le premier mot de bébé. Un mot souvent prononcé pendant des années  avant de le devenir à son tour. Un mot fort. Une idée forte . Un père et son fils. Un père et sa fille. Quelle responsabilité que d’être papa ! Quel défi !

A notre époque où les hommes peinent à trouver leurs places, avec tous ces bouleversements de mœurs comme de société, avec cette idée reçue qu’en cas de séparation c’est à la femme de « gérer » les enfants, avec le peu d’impact juridique que l’individu mâle a devant les tribunaux d’affaires familiales, avec cette notion « du tout en même temps »(crédits, mariages, grossesses, amants, travail, vacances, amour, gloire et beauté), avec cette explosion sans précédent des cellules familiales, avec la recomposition-composition-décomposition des schémas traditionnels, il ne faut plus croire en la charge, ni dans le titre, mais simplement espérer s’en tirer avec le moins de casse possible.

Parfois, des hommes refusent de se laisser faire et de ne voir leurs enfants que 10 semaines par an, parfois ils refusent aussi de « payer pour voir », parfois ils se battent pour leurs droits, parfois ils insistent pour rester propriétaires du nom « papa ». Alors, pour « maman » c’est la guerre et ses armes sont la dénonciation calomnieuse, l’attestation malhonnête, le coup en vache, l’accusation, l’inquisition, le délire de persécution…  et cela peut aller loin. Jusqu’à la pédophilie. Pratique, imparable, efficace, au top du top pour détruire la vie de son adversaire et l’empêcher de voir ses enfants, accuser son ex-conjoint de pédophilie, c’est minimum deux ans de gagné, c’est s’assurer que le droit de garde du père ne soit plus qu’un souvenir, c’est gagner le divorce et rafler la mise.

Ce roman témoignage (J’ai été accusé du pire, par Bernard Joliot) nous parle de tout ça, de son aventure dans le no man’s land de la justice, de la famille éclatée, de la dépression et des tempêtes et du naufrage qui va avec. Je partage. Je connais. Comme des dizaines de milliers d’autres hommes. Victimes non déclarées, féminisme militant de base oblige, parole aux femmes prioritaire, qui en parle ?

L’homme est un salop.

Le père une quantité négligeable.

Les enfants « appartiennent » au sens noble du terme, aux femmes.

C’est ainsi.

Et, messieurs, le combat sera long. Elles l’ont prouvé, ces femmes sans scrupules, en allant jusqu’à renier le propre bonheur de leurs enfants, que tous les coups sont permis.

Et à nous de payer prestations compensatoires sur pensions alimentaires. Et à nous de prier, que sur une dizaine de semaines dans l’année passée avec nos enfants, les choses se passent sans accrocs. Sans heurts. Sans pleurs. J’ai  d’ailleurs assez pleuré sur le sujet. Comme tant et tant d’autres hommes. Mais, tout le monde s’en fout, n’est-ce pas? Nous les salopards, nous les parias du mariage, nous les affreux de la liaison amoureuse, nous les chéquiers ambulants, nous les castrés du premier rang, nous n’avons qu’un droit : la fermer. Et renoncer à nos enfants. Mais, la possibilité d’écrire, on ne nous l’enlèvera pas !

YLR.