FAKEBOOK: DISCONNECTING PEOPLE, par Gilles Nuytens.

Facebook ou le paradoxe de la multinationale qui s’autoproclame « réseau social » mais qui en réalité a contribué à créer le modèle de société le plus antisocial de l’histoire. Sous ses aspects naïfs et bon enfant du début, ce réseau a su créer la dépendance chez ses membres au point où aujourd’hui, le quitter signifierait la mort sociale d’un nombre incalculable de personnes. Passant du vilain petit canard durant les élections américaines de 2016, il a fait volte face pour désormais devenir un outil de propagande implacable de nos régimes: Le RTB (Régime Totalitaire de Belgique), le RTF (Régime Totalitaire de France) et tous les autres… Car il ne se contente plus de son aspect pseudo « social », il s’immisce de plus en plus dans notre sphère intime en nous imposant de façon indirecte et sournoise une façon de penser, en nous disant ce que l’on peut penser et surtout ce que l’on ne peut pas penser. Avec menaces de sanctions à la clé, comme un papa « bienveillant » surveillerait ses enfants trop turbulents. Véritable complice de nos nouveaux Régimes Totalitaires, il censure désormais tout ce qui va à l’encontre de la ligne éditoriale de nos chers dictateurs… je veux dire les viroloques (sic) et leurs larbins de sinistres ministres. Société privée générant des milliards de revenus, ils camouflent cette censure sous l’excuse de leurs sacro-saintes « conditions d’utilisation » ou « standards de la communauté ». La démocratie est moribonde. Vous ne pouvez plus émettre une opinion, un avis, témoigner de quelque chose ou anticiper l’avenir sans devenir un potentiel « vecteur de fake news ». Car si ce que vous dites n’a pas encore été vérifié et validé par les instances « supérieures » du Régime, vous serez accusés de propager des « fausses informations ». Anticiper l’avenir ou faire des suppositions est désormais une « fausse information ». Dire que dans 5 ans, il se passera probablement telle ou telle chose est interdit et sanctionné sous l’appellation « fausse information ». En tout cas, si ce que vous publiez touche un certain nombre de personnes. Car les Fact-Propagandistas vous surveillent…

 

En près de 18 ans d’existence, mais réellement popularisée dans le monde à partir des années 2010, cette multinationale a su tisser sa toile dans toutes les sphères de la société. Les idiots, et il y en a un paquet, ne cessent de nous dire qu’il faut la quitter si cela ne nous convient pas en oubliant des facteurs essentiels à leur « raisonnement » simpliste et puéril. Si vous avez une famille, un cercle d’amis bien fourni, un boulot qui ne nécessite pas une présence en ligne ainsi que des activités annexes variées, quitter ce réseau ne devrait pas poser de problèmes. Mais par contre si vous êtes seuls, avez un cercle d’amis restreint, voir inexistant en dehors du réseau antisocial, si vous n’avez pas de travail ni d’activités extérieures particulières, quitter ce réseau sera comme vous mettre la corde au cou socialement. Et peut-être pas que « socialement » d’ailleurs. Et cette période de dictature sani-taire (sic) et totalitaire qui n’a fait que diviser profondément la population ne fera que creuser votre tombe un peu plus vite. Officiellement, personne n’est bien entendu obligé d’y rester. Officieusement si, un peu (beaucoup) quand même. Le quitter signifiera la fin de vos activités professionnelles ou artistiques si elles en dépendaient. Cela signifiera aussi la fin d’une grande partie de vos interactions sociales (je parle ici du second groupe de personnes, les personnes isolées). Vous vous retrouverez seuls face à vous-même dans une société ultra connectée. Et en ces temps de dictature sani-taire (sic), retrouver une vie sociale en dehors des « réseaux » frise l’utopie. Alors oui, nous sommes quelque part officieusement obligés d’y rester si nous ne voulons pas finir dans le caniveau. Facebook nous tient ainsi par les couilles pour nous imposer son modèle de société, son prêt à penser, sa fabrique de consentement, sa propagande, sa pensée réglementaire. Nous devrons nous plier au chantage social du Big Facebook. Les personnes seules et celles dont l’activité professionnelle (ou artistique) dépend désormais de ces réseaux, sont officieusement « obligées » d’y rester sous peine de déni sociétal et social. Sous peine de devenir des parias, des oubliés. Mais si nous restons il faudra se plier à ses règles sous peine de sanctions pouvant aller très vite à la suppression de nos comptes. Facebook place ainsi l’épée de Damoclès au dessus de nos têtes subversives. Voilà le pouvoir que ce réseau pseudo social a sur nous. Ils vont même jusqu’à obliger certaines personnes « trop populaires » à devoir se procurer un appareil mobile pour certifier leur identité avec géo localisation pour pouvoir continuer à utiliser certains de leurs services (je parle en connaissance de cause!). Ceux qui n’en on pas, eh bien tant pis pour eux! Ce réseau social a, en 10 ans, profondément façonné et bouleversé la société jusqu’à un point de non retour, jusqu’à être pleinement responsable du délire collectif que nous vivons aujourd’hui. Non content d’avoir en partie contribué à l’élection de Trump en 2016, il a maintenant massivement contribué à l’installation de cette dictature sani-taire (sic) mondiale. Et s’y opposer, c’est un petit peu le combat de la fourmi face au tsunami. Je pense que nous pouvons aisément considérer que nous assistons ici à la 3ème guerre mondiale. Une guerre qui se déroule sans que nous nous en rendions réellement compte car cette guerre est très différente des autres: c’est une guerre de l’information. Une guerre froide mais bien réelle.

 

Et quand je parle de « Facebook », ne vous y trompez pas, je parle également de tous ces réseaux en général car oui, il y a d’autres réseaux mais ils ne valent pas vraiment mieux.

 

FAKEBOOK: DISCONNECTING PEOPLE

 

Image d’illustration: https://scontent.fbru2-1.fna.fbcdn.net/v/t1.6435-9/190669956_10225542878027200_3180249965635440163_n.jpg?_nc_cat=101&ccb=1-3&_nc_sid=730e14&_nc_ohc=Tq-v4vMSHj4AX80MeQL&_nc_ht=scontent.fbru2-1.fna&oh=a845a89954cb97de27f192c466597413&oe=60D40DBA