Illusions perdues, par Alain Maufinet.

Illusions perdues, par Alain Maufinet.

Bonjour,

Non je n’ai pas perdu mes illusions. Je vous propose un passage des « Illusions perdues » de Balzac.

« Moi, je ne m’amuse pas à publier un livre, à risquer deux mille francs pour en gagner deux mille ; je fais des spéculations en littérature: je publie quarante volumes à dix mille exemplaires, comme font Panckoucke et les Beaudoin. (1) Ma puissance er les articles que j’obtiens poussent une affaire de cent mille écus au lieu de pousser un volume de deux mille francs. Il faut autant de peine pour faire prendre un nom nouveau, un auteur et son live, que pour faire réussir les théâtres étrangers, Victoires et Conquêtes, ou les Mémoires sur la Révolution qui sont une fortune. Je ne suis pas ici pour être le marche-pied des gloires à venir, mais pour gagner de l’argent et pour en donner aux hommes célèbres. Le manuscrit que j’achète cent mille francs est moins cher que celui dont l’auteur inconnu me demande six cents francs. Si je ne suis pas tout à fait un Mécène, j’ai droit à la reconnaissance de la littérature: j’ai fait hausser de plus du double le prix des manuscrits. »

(1) Balzac cite des contemporains.

A méditer. Il y a des constantes sous le soleil. Attention, je préfère indiquer aux esprits chagrins que je ne mets nullement en cause notre maison d’édition, mais bien d’autres. L’approche de JDH est novatrice, elle propose et développe des idées que beaucoup refuseraient de publier. Elle tend la main à des auteurs inconnus. Elle ouvre aussi ses portes à des ouvrages d’horizons très variés. La preuve : « les larmes du désert » côtoie « la dictature sanitaire » pour ne citer que ces deux ouvrages que je vous encourage à découvrir.

Alain MAUFINET