Joyeux noël à nos enfants de 2020 (l’enfance malmenée par le gouvernement Macron)

Joyeux noël à nos enfants de 2020 (l’enfance malmenée par le gouvernement Macron)

Joyeux noël à nos enfants de 2020 et à leurs disparitions.

(Ou l’enfance malmenée par le gouvernement Macron.)

2020 : année fantastique. Année magique. Année de tous les possibles.

Année où nos enfants, formés à la vigilance anti-attentats depuis 2015, apprennent qu’ils sont potentiellement dangereux pour leur famille désormais.

Ce jour, je lis les consignes sanitaires renforcées de la rentrée scolaire de nos collégiens.

Les élèves ne bougent plus de leur classe. Ce sont les enseignants qui se déplacent. Jusque là rien qui ne choque ma réflexion. Ensuite.

Ensuite, je subis une diatribe violente quant aux nouvelles consignes. Interdiction de se mélanger. Interdiction de découvrir l’autre. Interdiction de sortir de son cercle lors des repas ou lors des temps de pause.

Les espaces de récréation sont délimités par niveau.

Interdiction de faire lien. Interdiction de donner un sens à sa journée par nos contacts avec l’autre.

Interdiction de respirer.

Nous demandons donc à un collégien, un pré-adolescent ou un adolescent de se taire, de ne pas être en opposition, de suivre les règles. Cherchez l’erreur, Monsieur Blanquer et Monsieur Macron.

Nous n’avons pas les mêmes adolescents à la maison.

Chez moi, ces ventres à pattes s’expriment, questionnent, se cherchent et nous trouvent.

Nous punissons nos anciens par sécurité. Nous nous disons bienveillants en les isolant de ceux avec lesquels ils sont en lien. Nous les maltraitons autant que nous les préservons par ces gestes barrières. Imaginez poursuivre le peu de vie qu’il vous reste, seul. Seuls beaucoup le sont déjà.

Nous punissons nos enfants. Ecole-Dodo. Ecole-Dodo. Ecole-Dodo.

Nous, adultes, étouffons et même si notre raison se fait un chemin au cœur de notre nécessité humaine d’être libre mais et les enfants.

Quelque soit son âge, il finira par nous dire « MERDE ». aura t-il tort ?

NON. Je n’apprendrais pas à mes enfants à avoir peur de l’extérieur.

Je ne leur apprendrais pas qu’ils peuvent tuer leurs grands-parents si, un jour, ils leur font un câlin.

Nous pouvons respecter des règles tout en respectant sa propre liberté.

NON. Je ne ferais pas d’eux des schizophrènes en devenir. Ces jeunes que je côtoie professionnellement depuis quelques années.

Ceux dont mon amie, éducatrice spécialisée, s’occupent. Ils ont entre 3 ans et 6 ans.

Monsieur le Président de la République, Monsieur le Premier Ministre et Monsieur le Ministre de l’Education Nationale, vous ne déciderez pas de la vie de nos enfants. Ni dans ce présent ni pour leur avenir.

Dans vos paquets de noël, sous le sapin de l’Elysée, on ne trouverait que des maladies enveloppées de papier doré, des vaccins mortellement ennuyeux, des boîtes de jeux « que faire en cas d’attentats ? ».

de la peur, de la haine, du dégoût, de la méfiance. Attention ! La haine créé une pensée unique et non une réflexion multiple. La haine créé le nationalisme.

Je peux vous en parler. Je l’ai vécu, enfant. J’ai vu les gens mourir. J’ai vu les gens se tuer par leurs certitudes.

Dans leurs cadeaux de noël, je vais, avec amour, proposer des livres, des rires, du soleil et un bon rôti de bœuf au foie gras…tant qu’on peut encore.

Bonne route, les enfants.

Croyez en vous.

Laetitia Cavagni, écrivaine, poétesse, maman. Humaine.