La femme et la mère, par Laetitia cavagny.

La femme et la mère, par Laetitia cavagny.

La femme et la mère

Quelque soit la femme qu’elle est
Qu’elle soit colère ou paix
Qu’elle soit en dentelles
Ou en habit rebelle

Douce ou rude
Louve et juste
Je viens de son ventre
J’arrive de son antre

Et si elle est putain
Si elle est d’un monde malsain
Même si sa peau est rugueuse
Tant qu’elle me chante ma berceuse

Et si elle est une femme gâteau
Si elle est sucre et bonbon
Ma sieste sur son bidon
Tant que je suis son créneau

Peu m’importe si elle est chienne
Ma femme ma mère ma mienne
Peu m’importe si elle prie à l’église
Tous ces saint ces bêtises

Peu m’importe qu’elle boive
Le jour la nuit mon étoile
Peu m’importe sa drogue dans son bras
Tant qu’elle me serre malgré cet état

Douce ou rude
Louve et juste
Je viens de son ventre
J’arrive de son antre

Quelque soit ce qu’elle m’offre
Quelque soit la peine qu’elle porte
Qu’elle soit femme ou mère
Tant que son goût n’est pas amer

Et si elle m’allaite
Ne me laisse pas en reste
Même lorsque je ne paie pas de mine
Tant que je sens son odeur dans mes narines

Peu m’importe qualités ou défauts
Elle est mon repos
Et peu m’importe ses multiples maladresses
Tant que sa main me caresse

01.06.2020