le chant des Brisants

le chant des Brisants

Bonjour,

Ce matin là, un vent frais détache les pétales des dernières fleurs du jardin. Un oiseau fait plier une branche. Un bourdon fait vibrer les feuilles d’un arbuste. Soudain, je crois voir un papillon blanc virevolter et se poser sur la couverture de mon livre.

Ce n’est qu’une petite plume blanche qui ce matin de septembre, vient de se poser sur le sable de la couverture de mon roman : le chant des brisants.

Petit signe du destin qui m’incite à continuer d’écrire !

Petit message d’un oiseau de passage qui m’encourage à convaincre les promeneurs de s’attarder sur mes pages !

Prenez donc un ticket pour un de ces voyages que vous ne pourrez pas oublier. Vous n’avez pas besoin de masque, ni de distanciation sociale, ni de gel. Eteignez vos écrans où des spécialistes de la médecine s’affrontent, s’étrillent. Triste spectacle pour les éventuels patients que nous sommes.

Prenez un fauteuil et profitez simplement de la lecture du Chant des Brisants. Tenez, je vous offre un petit passage :

« La nuit imprègne la terre et les flots. Allongé sur la terrasse, Arnaud allume deux bougies, puis sommeille entraîné par de petits éclats de lumière sur l’écran d’une berge endormie. S’il n’était venu que pour se reposer, son contrat aurait été rempli. Il n’a entrepris aucun pèlerinage, comme il avait envisagé de le faire. Cette idée l’habite de temps à autre, mais l’instant ne se présente pas. Dix ans de travail sans repos, sans un seul jour de congé, résumaient son existence depuis son retour des États-Unis. Seules quelques heures, les dimanches et les jours fériés, avaient représenté ses moments de détente pour ne pas sombrer, et éviter un surmenage destructeur.

Aujourd’hui, son arrêt forcé ne lui pèse pas. Il s’en est d’abord étonné, puis les livres et les paysages de l’île lui ont permis d’oublier ses journées de bureau et ses soirées de réunions interminables. Un numéro hante de plus en plus sa mémoire, un héritage étonnant : 56. Arnaud n’est pas animé par l’appât du gain, ignorant tout de la poignée de pierres offerte. Claire avait pensé à préserver son avenir. En le comprenant, il sent qu’il doit résoudre cette énigme pour clore sa longue période de deuil. Si un ami intime avait abordé ce sujet, il aurait spontanément refusé d’admettre que la page de son unique amour pouvait être achevée. Pourtant, cette évidence courtisait épisodiquement ses pensées quand l’aube rayonnait.

Un bengali s’envole, une forme se dresse, sa quiétude s’envole. Radieuse, sa voisine surgit de nulle part et fait crisser un fauteuil en osier sans y être invitée. »

 

Encore quelques mots, quelques lignes, me direz-vous ! Que signifie donc ce 56 ?

Alors venez sur : https://jdheditions.fr/produit/le-chant-des-brisants/