Le chien en chaleur,par Laetitia Cavagni

Le chien en chaleur,par Laetitia Cavagni

Je t’attire comme un aimant
Tu voudrais être mon amant
Je t’ai tué dans l’œuf
Entre nous il n’ y aura rien de neuf
Ni de vieux d’ailleurs
A part ta carcasse en chaleur

Une petite remarque non féminine
Ta présence touche ma droite
Sans faire frémir ma gauche
Ton odeur est insipide
Je passe mon tour j’reste froide
Tu ne goûteras pas à ma débauche

Je te fais frémir bien au fond
Surtout dans le vide de ta vie
Tu ne me la mettras pas bien profond
Tu n’entendras pas mes cris
Epargne-moi ta peau qui se défile
Ouais grave je rechigne

Mon gars
J’teparle comme ça
Ne le prend pas pour toi
Quoique si c’est pour toi

Jeune ou vieux
Vieux ou en pleine force
Je n’ai fais aucun vœux
Je suis assistante sociale
Pas mère Samantha Fox
Tu n’exploreras pas ma gorge
Tu te croyais en territoire colonial
Elle est vache ma riposte

Tu ne comprends pas autre chose que la vulgarité
Vas-y dégage ton corps musclé mais flasque
Tu restes un vieux élimé
J’peux en vomir de ta crasse

Alors je prends les devants
Je te dis et redis bien en face
NON et NON

Je prends les devants
Je le serine avant que je ne t’efface
NON et NON

Regarde-moi bien
Et passe ton chemin
Ni aujourd’hui ni demain
Je suis d’une autre catégorie
Celles des femmes qui jamais ne négocient

Regarde derrière moi
Je ne suis pas seule
Elles sont toutes derrière moi
Je n’ai pas peur

Mais quelle promesse
Tu es un menteur
Un bonimenteur un pipoteur
Et moi je suis une déesse

Trop tard tu as eu ta chance
Ha tu regrettes la cause de mon errance
Le panneau STOP
Elle est vache ma riposte

En une simple et gracieuse révérence
Je quitte la scène
Avec mes quelques exubérances
J’évite tes demandes obscènes

Je te propose de grandir
Putain je la plains bobonne
Ouf… j’ai pu m’en sortir
Mais peut-être as-tu d’autres cochonnes

Bon allez BASTA
Ce poème est fini
Comme ta propre vie
A jamais et pour toujours mon Gars

15.07.2020