L’ombre de Marrakech par Alain Maufinet

Bonjour,

Je ne vais pas vous parler du Covid, car j’ai depuis longtemps l’habitude d’être vacciné contre tout, sauf contre les projectiles et les lames. Par contre je n’ai jamais touché aux drogues, surtout celles vendues par n’importe qui, sans le moindre contrôle.

Je ne vais pas aborder le sujet de l’Afghanistan, car cette situation est très inquiétante. Sur ce point, je partage les tribunes de ceux qui savent de quoi ils parlent, les hommes de terrain. Si vous croyez pouvoir dormir tranquille, je ne partage pas votre insouciance. J’ose affirmer que nos gouvernants font fausse route.

Je vous propose de lire et de partager mon roman qui n’est pas une fiction, loin de là. Si vous pensez que je raconte ma vie, je ne vous répondrai pas. Toutefois, je ne résiste jamais à l’idée de glisser un brin de poésie pour éclairer la vie.

Je vous offre deux groupes de phrases pour le plaisir de partager.  Sachez que beaucoup de pages séparent ces deux passages.

« L’éclair rouge, indiquant la course du soleil, rappelle l’ocre des murailles qui attendent nos voyageurs. Par le hublot, on peut imaginer la destination finale. Elle s’inscrit en lettres de feu sur la pointe d’une flèche incandescente déchirant l’horizon.

Lorsque l’avion touche le sol de Marrakech, il fait jour. Quand les passagers atteignent le parc à voitures de l’aéroport, la nuit a étendu son emprise. Le crépuscule en noir et rose enveloppe les êtres et les choses. Le rideau d’une scène de théâtre ne s’abat pas moins vite devant les spectateurs. Un géant invisible de la région a dû, en enjambant l’Atlas, lancer son turban vers le soleil. Un homme s’avance tout sourire vers nos deux voyageurs. Il se présente comme le chauffeur d’Hamza Khelfa. En s’inclinant, il prend les bagages avec une aisance surprenante. Il pivote pour rejoindre le véhicule qu’il désigne du menton. »

…………..

« Un samedi orageux, ce jour est resté gravé dans ma mémoire, notre section avait parcouru un long périple en courant. Nos maillots mouillés et crottés prouvaient les efforts intenses que nous avions consentis pour gravir de longues côtes et rester groupés sur les chemins de terre boueuse. En arrivant à l’entrée d’un village, nous avons assisté à une scène surréaliste sur la terrasse d’une ferme. Un homme de grande taille, maniant un ceinturon comme un fouet, frappait une femme qui semblait ployer sous la douleur, sans crier. Je ne peux te traduire notre colère, cette scène était insupportable.  »

Alors bonne lecture et bon voyage.