MES LIEUX PAR THOMAS DEGRE.

MES LIEUX PAR THOMAS DEGRE.

Mes lieux

Si vous lisez  les quelques livres que j’ai écrits, vous comprendrez sans doute que je suis très attaché aux lieux.

Dans mon premier ouvrage, De Budapest à Paris, j’ai parlé de « la maison Glycine », sise Paris 13ᵉ, mon lieu de résidence avec mes parents et plus tard avec ma femme et mon fils ;  j’y ai aussi  raconté Felletin, commune de la Creuse, chargée de drames familiaux, où j’ai passé, enfant et adolescent, une partie de mes vacances ; j’y suis retourné des années plus tard pour faire reconnaitre en tant que Justes parmi les Nations mon oncle et ma tante « de substitution », qui, pendant la guerre, avaient caché mon père, également « de substitution », mais qui n’en a pas moins été un véritable père.

Bruxelles est très présente dans 10 jours de canicule. J’y ai exercé une partie de mon activité professionnelle et j’ai beaucoup d’affection pour cette capitale européenne et sa population cosmopolite, avec une tendresse toute particulière pour les  Bruxellois d’origine.

Je décris également Paris − ma ville de cœur qui m’a accueilli et dont j’ai sillonné les différents quartiers en long et en large − dans Marie, 4 novembre 1943, pas d’une manière aussi fouillée que Modiano, mais tout de même…

Dans mon dernier roman, La demoiselle de nulle part, une partie de l’intrigue se situe, entre autres,  dans l’Aveyron, près de Conques précisément, où a vécu mon épouse avec ses parents, ses frères et ses sœurs, et où vit encore une partie de sa famille. Ce motif n’est pas l’unique raison de mon attachement à ce lieu : comme je le dis quelque part dans le livre, j’ai eu un véritable coup de cœur en découvrant cette région, ses habitants et ses coutumes.

Seule Budapest, pourtant  la ville de ma naissance, n’est pas présente dans mes livres (elle est seulement évoquée dans De Budapest à Paris, en tant que siège des affrontements entre les forces soviétiques et les troupes hongroises et allemandes fin 44-début 45). Il faut dire que j’en suis parti à deux ans, que je n’y suis retourné qu’à de rares occasions − comme simple « touriste » puisque je n’y ai aucune famille − et que je n’ai  a priori aucune envie de m’y rendre, compte tenu de la dérive autocratique  vers laquelle tend le pays sous l’impulsion de son actuel premier ministre.

J’y ai néanmoins mes racines.

C’est ce lieu qu’il me reste encore à découvrir et à explorer pour un autre livre à écrire.

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Thomas Degré, un nouvel auteur Magnitudes, La demoiselle de nulle part, à découvrir prochainement chez JDH éditions.