Post Mortem, par Martine Pilon.

Post Mortem, par Martine Pilon.

Post mortem

Mon canon sur la tempe,
Son miroir intérieur se brise,
Un amour sombre en elle rampe,
Poète, au creux de ses reins je m’enlise.

Mon doigt sur la détente,
Le cœur et l’âme en peine,
Mon inconnue embrasse la mort, ignorante.

Un liquide pourpre glisse, sur ses lèvres pleines,
Seule signature de mon œuvre sanglante,
Qui déjà de délice grise mes veines.